
Du 23 au 27 mars 2026, une trentaine d’acteurs de l’épargne salariale apportent à nouveau leur soutien à la tenue de la Semaine de l’épargne salariale (9e édition). Parmi eux, on recense entre autres l’Autorité des marchés financiers (AMF), la Direction générale du Travail, l’Association française de la gestion financière (AGF) mais également un certain nombre d’établissements financiers, de fédérations patronales et syndicales, d’associations... L’objectif est de profiter de cette séquence pour délivrer aux salariés et aux entreprises une information objective, pédagogique et pratique sur les différents dispositifs.
À cette occasion, de nombreux webinaires animés par les acteurs de la place sont déployés sur différentes thématiques (dispositifs de partage de la valeur, gestion financière, avantages pour les salariés…). Un site internet dédié permet en parallèle de répondre aux questions les plus récurrentes (caractéristiques du nouveau PER, sortie en rente ou en capital, gestion pilotée ou libre, avantages fiscaux…).
Cette mobilisation collective permet de toucher de nombreux publics à l’heure où les chiffres des encours de l’épargne salariale sont, selon l’AFG, en hausse de près de 15 % fin décembre 2025 par rapport à 2024, s’établissant à près de 230 milliards d’euros. Au total, ce sont quelque 13,2 millions d’épargnants qui détiennent aujourd’hui un dispositif d’épargne salariale ou d’épargne retraite d’entreprise.
Ces résultats témoignent de la confiance croissante accordée à ces supports qui jouent un rôle toujours plus essentiel dans le partage de la valeur au sein des entreprises, le financement de l’économie et la préparation de l’avenir, et notamment la retraite des salariés.
En savoir + :
La FAS récompense les Laboratoires Pierre Fabre
Après TotalEnergies en 2024, c’est à nouveau un membre du Club de l’Épargne Salariale qui se voit être récompensé par la Fédération française de l’actionnariat salarié (FAS). En effet, les Laboratoires Pierre Fabre ont reçu en décembre 2025 le Grand Prix de l’actionnariat salarié 2025, la plus haute distinction décernée par la FAS, présidée par Olivier Paon, dont l’ambition est de promouvoir et de développer l’actionnariat salarié en France et en Europe.

De nouveaux axes de travail pour le Club
Fort de l’expérience de ses membres (entreprises et partenaires) et du partage de pratiques innovantes depuis plus de 20 ans, le Club de l’Épargne Salariale ne peut être que conforté dans l’importance de se rapprocher des pouvoirs publics pour suggérer notamment des mesures de simplification de mise en œuvre des plans d’AS ou d’épargne. C’est ce qui ressort aussi pleinement des statuts du Club. Cela passera également par l’invitation de différents experts afin de permettre à tous les membres de s’enrichir d’approches différentes. Des axes de travail à préciser ensemble dans les semaines à venir.
Le Club rejoint le réseau LinkedIn

Partage de la valeur : des intérêts convergents

TotalEnergies récompensée par le 20e grand prix FAS 2024

Interview de Juliette Crindal, Engie : « Il faut mettre plus de pédagogie sur les avantages sociaux. »

Le nouveau PER a su trouver son public

Restitution du baromètre FAS 2024 sur l’actionnariat salarié

PEE : trois nouveaux cas de déblocage anticipé

Deux entreprises membres du Club mises à l’honneur par la FAS

Chiffres clés actionnariat salarié 2023

Premiers effets de la loi du Partage de la Valeur

Témoignage de STEF, pionnier reconnu de l’actionnariat salarié
Pourquoi avoir rejoint le Club de l’Epargne Salariale ? : Le groupe STEF a rejoint le Club de l’Épargne Salariale en 2023 en complément à son adhésion à Fondact. La principale motivation de notre adhésion au Club est de pouvoir rencontrer nos pairs, de disposer au sein de cette entité d’un terrain d’échanges et d’évaluations des bonnes pratiques autour de l’actionnariat salarié. L’actionnariat salarié crée un sentiment d’appartenance et de cohésion sociale ainsi qu’une osmose au sein des entreprises.
Un actionnariat salarié structurant chez STEF : L’actionnariat salarié constitue l’un des piliers fondateurs du groupe STEF. Plus de 70 % du capital est détenu par son management et ses salariés dont 18 % via un FCPE concernant 13 000 salariés environ. Le groupe a été pionnier en la matière car ce dispositif est en place depuis plus de 30 ans. La démarche a été initiée par le président-fondateur, Francis Lemor. Une politique prolongée par Stanislas Lemor, l’actuel PDG de STEF. L’actionnariat salarié représente un levier d’attractivité, de motivation et d’implication des équipes. Cela se révèle tout particulièrement pertinent pour un groupe comme STEF qui s’est constitué à partir du rachat de deux entités, la logistique et le transport, soit deux métiers certes complémentaires mais aussi deux cultures différentes. STEF ne comporte pas moins de 250 filiales en Europe. Il fallait trouver un dénominateur commun et fédérer l’ensemble des activités autour d’un objectif partagé. Dans ce contexte, l’actionnariat salarié s’est imposé comme un outil puissant. Précisons également que STEF fait partie des 4 entreprises en France qui possède le plus fort taux d’actionnariat salarié via un FCPE. Le prix attribué par la FAS en décembre 2023 (lire ci-dessus) est venu récompenser notre démarche à la fois pionnière et singulière.

Témoignage de Carrefour, l’actionnariat salarié en « tête de gondole »
Quel est à vos yeux le principal apport du Club de l’Épargne Salariale ? Carrefour est membre du Club depuis de longues années et apprécie de pouvoir partager sur ces thématiques de l’actionnariat salarié et de l’épargne salariale ainsi que sur les évolutions législatives que ces dispositifs connaissent au fil des années.
Quels sont les chiffres clés de Carrefour ? Carrefour est un réseau de 13 000 magasins, présent dans près de 40 pays. Il compte 500 000 collaborateurs dans le monde dont 150 000 en France (intégrés et franchisés). En 2023, le chiffre d’affaires s’est établi à 94,1 milliards d’euros.
Pourquoi avoir attendu 20 ans pour relancer l’actionnariat salarié ? Une première opération avait effectivement lieu dans les années 2000. Elle s’était inscrite dans un contexte de baisse du cours de l’action et n’avait pas laissé une bonne image aux salariés. Avec l’arrivée de notre nouveau président, un premier plan stratégique, « Carrefour 2022 », a été lancé avec une raison d’être centrée autour de la transition alimentaire. Puis, fin 2022, le plan « Carrefour 2026 » s’est articulé autour de deux grands piliers : s’engager pour que les clients accèdent au meilleur ; embarquer les salariés et inventer le groupe de demain, notamment plus inclusif. De façon cohérente, il a été décidé d’accompagner ce plan d’une opération d’actionnariat salarié afin d’associer les salariés à la transformation de Carrefour. L’actionnariat salarié est en effet un moteur de cohésion, un accélérateur de transition et un moyen d’impliquer les salariés qu’ils travaillent dans les magasins, dans les entrepôts ou dans les sièges. Ce dispositif permet de réconcilier toutes les parties prenantes autour du partage de la valeur.

Témoignage de TotalEnergies : « Faire de chaque salarié un salarié actionnaire »
Les atouts du Club de l’Épargne Salariale ? TotalEnergies est membre du Club de l’Épargne Salariale depuis de nombreuses années. Pour ma part, mon premier contact avec le Club s’est effectué lors de l’atelier chez Sanofi en mars dernier et j’ai pu immédiatement en apprécier son caractère convivial. Le Club est un cadre idéal pour échanger d’égal à égal, en toute confiance et en toute simplicité avec ses pairs. Ce cercle constitue également un apport au quotidien pour obtenir des informations sur la politique interne en termes d’épargne salariale et d’actionnariat salarié des autres groupes et pouvoir ainsi faire du benchmark.
Quelques chiffres clés comme repère ? TotalEnergies figure au premier rang du classement des entreprises européennes sur la base du montant du capital détenu par ses salariés, ces derniers constituant le premier groupe d’actionnaires de la Compagnie. Une politique très volontariste est menée en faveur de l’actionnariat salarié chez TotalEnergies. Fin 2023, les salariés et anciens salariés détenaient 11 milliards d’euros sur 150 milliards, soit 7,4% du capital de la société. L’ambition de notre Président-directeur général est de porter à moyen terme ce chiffre à 10 %.


